Cliquez pour agrandir
Profitant de la Journée des secrétaires, le 21 avril, des salarié-es de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont ont signé un message adressé au ministre Raymond Bachand dénonçant le non-remplacement d'un départ sur deux à la retraite.
Cliquez pour agrandir
La vice-présidente de la FSSS, Josée Marcotte, s'est adressée aux travailleuses et aux travailleurs réunis devant l'hôpital dans le cadre de l'opération 15 minutes de pause à 15h.
Cliquez pour agrandir
En 15 minutes, 125 personnes ont signée un message télécopié par la suite à Raymond Bachand pour démontrer leur colère. Photos: Michel Giroux
Des pauses café pour protester contre une mesure odieuse
22 avril 2010

Mercredi 21 avril 2010, partout au Québec, des milliers d’employées de bureau du réseau de la santé, des services sociaux et de l’éducation ont pris une pause simultanée de 15 minutes à 15 heures pour transmettre un message clair au ministre des Finances, Raymond Bachand. Elles ont signé et envoyé des télécopies au ministère pour signifier leur colère.

Le dernier budget du gouvernement Charest comporte une mesure tout à fait inacceptable et inapplicable soit le non-remplacement «d’un départ à la retraite sur deux du personnel administratif des réseaux de la santé et de l’éducation.»

À l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, par exemple, le syndicat a fait signer plus de 125 télécopies en 15 minutes ! Les employées de bureau en avaient long à dire…Josée Marcotte, la vice-présidente de la FSSS-CSN pour la catégorie 3 du personnel de bureau et de l’administration est venue rencontrer les membres pour leur expliquer l’état de la négociation et les conséquences éventuelles de cette mesure. Jean-Philippe Grad, le vice-président FSSS pour la région de Montréal a aussi pris la parole.

La dynamique équipe syndicale avait déjà bien préparé le terrain : Martin Bélanger, le président du syndicat et la responsable à l’information, Isabelle Cuconati, avaient, au début de la semaine, arpenté tout l’hôpital pour mobiliser les membres…

Des fonctions essentielles dans nos services publics

Ce sont 45 000 personnes qui occupent des fonctions essentielles dans les écoles primaires, secondaires, les cégeps, les établissements de santé et de services sociaux. Plus de 80 % d’entre elles sont des femmes. Le taux de précarité varie selon les titres d’emploi et selon le secteur d’activités : 52 % du personnel administratif dans les cégeps n’a pas de poste régulier à temps plein ou partiel, il en va de même pour 34 % dans les écoles et pour 33 % dans la santé et les services sociaux.

Partout, les conditions se sont dégradées. Les surcharges de travail sont le lot de la majorité d’entre elles. Le salaire moyen est de 35 000 dollars. Elles ne roulent pas sur l’or…

Cette mesure insensée, si appliquée, aurait des conséquences désastreuses sur les services à la population et sur les conditions de travail. Qu’on pense à la surcharge pour celles qui restent, au personnel de soins qui risque d’avoir à accomplir encore plus de tâches administratives, aux compressions dans les services aux élèves et aux cégépiens, au manque de débouchés pour la relève…

La Confédération des syndicats nationaux représente la majorité des employées de l’administration et des bureaux dans les réseaux de la santé et de l’éducation.