< Retour Imprimer
    • 18 JAN 19
    La FSSS-CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine dénonce les représailles de l’employeur

    Ce matin, les syndicats FSSS-CSN du CISSS de la Gaspésie ont reçu une lettre de l’administration du CISSS où l’employeur exige de ceux-ci de ne plus se présenter sur les milieux de travail les menaçant de représailles. Pour la FSSS-CSN, cette lettre est une menace contre l’activité et la représentation syndicales du personnel affilié à la CSN du CISSS de la Gaspésie.

    Pour Kent Denis, vice-président régional de la FSSS-CSN, « Il est complètement inconcevable qu’on se fasse dicter par le CISSS la façon dont nous allons travailler syndicalement. La défense de nos membres est la base de notre activité syndicale et nous allons soutenir nos syndicats dans leur lutte contre la mauvaise gestion du CISSS de la Gaspésie. »

    Les deux syndicats FSSS-CSN du CISSS de la Gaspésie n’ont jamais nuit aux activités du CISSS et ils ne perturbent pas les services à la population. « Si nous sommes présents sur les aires de travail de nos membres, c’est pour être à l’écoute et répondre aux demandes qu’ils nous adressent. En aucun cas, nous n’avons perturbé le travail qu’ils effectuent, » lance Pierre-Luc Boulay, président du syndicat du personnel de soutien du CISSS de la Gaspésie-CSN.

    Le CISSS de la Gaspésie nous envoie cette lettre pour nuire à notre représentation dans nos démarches de défense des travailleuses et des travailleurs que nous représentons. Ils ont peur de la pression que la FSSS-CSN peut mettre. Et, étrangement, cette menace patronale arrive quelques jours après notre dénonciation publique de la mauvaise gestion par certains cadres du CISSS. Pour Simon Rochefort, président du syndicat du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie-CSN, « Cette lettre vise des élu-es de nos syndicats qui sont allés à la rencontre de nos membres à la suite de leur demande. De plus en plus fréquemment, nous devons écouter des membres en larmes qui sont au bout du rouleau. Notre présence sur le plancher est la suite logique de la mauvaise gestion de l’employeur. Il est complètement faux de nous accuser de perturber les activités du CISSS. Nous ne faisons que notre travail syndical et nous ne laisserons pas le CISSS nous dicter la manière de le faire. »

    Il est évident que l’on peut questionner la réaction du CISSS en cette période de détresse du personnel. Chaque jour, les syndicats de la FSSS-CSN sont à l’écoute du personnel épuisé. La FSSS-CSN réitère son intention de dénoncer la mauvaise gestion qui règne au CISSS et réclame que le régime de peur du CISSS de la Gaspésie arrête immédiatement.