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    • 19 NOV 20
    Le personnel en informatique fait partie de la solution

    À l’instar de leurs collègues de tout le Québec, le personnel en informatique des établissements de santé et de services sociaux de la région de Montréal s’unit pour réclamer un coup de barre important pour consolider et développer les services informatiques dans le secteur public. Dans tous les établissements, le personnel en informatique interpelle aujourd’hui les gestionnaires pour dénoncer des offres gouvernementales complètement déconnectées de la réalité. En négociation pour le renouvellement des conventions collectives, échues depuis le 31 mars, ces travailleuses et ces travailleurs ont fait le point hier sur l’avancement des travaux, en vidéoconférence, avec l’équipe de négociation de la FSSS-CSN. Ils en sont ressortis exaspérés du peu d’écoute du gouvernement à l’égard des solutions qu’ils présentent.

    Après plus de vingt-cinq rencontres de négociation sectorielle, le comité de négociation de la FSSS-CSN déplore le peu d’avancées concrètes, notamment pour le personnel en informatique. Les services informatiques et de communication jouent pourtant un rôle de plus en plus important dans le réseau de la santé et des services sociaux. Qu’il s’agisse, par exemple, des systèmes de triage des patients, des systèmes de télécommunication, des systèmes d’accès aux dossiers patients, des systèmes de gestion des ressources humaines, des systèmes de gestion des finances ou encore des services de paie, l’informatique est dorénavant omniprésente dans les établissements.

    Malheureusement, les services informatiques dans les établissements ont lourdement fait les frais des compressions budgétaires et des réformes des dernières années. Comme il ne s’agit pas de soins directs aux usagers, c’est un secteur qui a été malmené par les gestionnaires. On se retrouve aujourd’hui avec un personnel en nombre insuffisant et des recours de plus en plus nombreux – et coûteux – aux entreprises privées. On assiste à une inquiétante perte d’expertise dans le secteur public, à l’heure où le réseau a pris un retard important, tant en ce qui a trait au développement des plateformes qu’aux aspects de sécurité informatique. La FSSS-CSN propose au contraire de reprendre le contrôle public sur l’ensemble des ressources et de miser sur les idées et les compétences de ces travailleuses et de ces travailleurs qui ne demandent pas mieux que de participer activement à la vaste mise à jour dont tout le réseau a besoin.

    « On n’entend pas souvent le personnel en informatique dans ce réseau. Mais là, on arrive à un point où il y a urgence d’agir. Il ne faut pas s’étonner de voir aujourd’hui ces travailleuses et ces travailleurs tirer la sonnette d’alarme. Ils constatent que le gouvernement ne porte aucun intérêt pour les solutions qu’ils proposent, même lorsque celles-ci entraîneraient des améliorations concrètes pour tout le réseau et qu’elles permettraient même d’économiser des sommes substantielles, explique le représentant de ce personnel au sein de la FSSS-CSN, Simon Rochefort. C’est insultant!  »

    « À entendre le gouvernement, le réseau de la santé n’a que deux ou trois titres d’emploi importants et au diable tous les autres, dénonce la vice-présidente régionale de la FSSS-CSN, Marlene Figueroa. C’est méprisant à l’égard de tous les maillons essentiels de la chaîne des soins et services. Le personnel en informatique assiste, impuissant, à toute une série de mauvais choix pris par un gouvernement qui ne semble pas mesurer à quel point ces services sont critiques pour les établissements et qu’il serait très dangereux de se retrouver un jour à la merci complète d’entreprises du secteur privé, pour qui la nécessité de réaliser des profits passe loin devant l’optimisation des ressources ou la nécessité de répondre d’abord et avant tout aux besoins de la population  ».