< Retour Imprimer
    • 14 JAN 19
    Le syndicat du personnel de bureau du CISSS de la Gaspésie dénonce l’inaction de la direction pour protéger son personnel

    Le syndicat CSN qui représente le personnel de bureau et de l’administration du CISSS de la Gaspésie n’en peut plus des mauvaises pratiques de gestion qui règnent au sein de la direction. En plus de ne pas respecter régulièrement la convention collective, l’employeur cautionne et protège plusieurs gestionnaires qui maltraitent psychologiquement et harcèlent les membres du personnel. Le syndicat réclame la mise en place de bonnes pratiques de gestion.

    « La culture du silence que l’employeur impose pèse très lourd et cela explique bien le fait que de moins en moins de personnes veulent venir travailler au CISSS. En effet, lorsqu’un employé ose dénoncer des situations inacceptables, il se voit rapidement réprimander, suspendu ou menacé de congédiement », explique Simon Rochefort, président du Syndicat CSN du Personnel de Bureau du CISSS de la Gaspésie.

    Autrefois un employeur de choix, le réseau de la santé et des services sociaux en Gaspésie ne réussit plus à attirer de nouveaux employé-es et il voit son personnel actuel quitter plus rapidement qu’il parvient à attirer du nouveau personnel. Former du nouveau personnel prend du temps et coûte cher, mais ce n’est rien comparé aux coûts d’assurance salaire que le CISSS doit débourser pour tous les employés et gestionnaires qui sont en arrêt de travail en raison de la surcharge et du mauvais climat de travail.

    Pourtant, les mauvaises pratiques de gestion continuent d’être utilisées et lorsqu’elles sont dénoncées, rien ne change. Que ce soit le manque flagrant de respect, des paroles vexatoires, des traitements inéquitables et injustes envers des employé-es d’une même équipe, des menaces de désavantager volontairement quelqu’un, le refus d’octroyer à une personne les avantages ou le poste auquel elle a droit, ou que ce soit l’imposition d’une surcharge de travail pour des durées inhumaines, il est grand temps que cela cesse.

    « Nous réclamons que l’employeur réponde à son devoir de bon gestionnaire et qu’il mette en place des pratiques de saine gestion, basées sur les valeurs de respect, de la justice et de l’équité. C’est ce dont le personnel a besoin pour continuer de donner de bons services à la population de la région », de conclure Kent Denis, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).